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Construire ce qui nous manque

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On mars 15, 2015, déposé par , In Semaine spéciale, With No Comments

SEMAINE SPÉCIALE #2

Enseignants : Patrick Beaucé – Harald Fernagu – Alexandre Brugnoni

Du lundi 9  au vendredi 13 mars

Deux fois par an et durant une semaine, les étudiants de toutes années et tous niveaux confondus participent à des workshops et des conférences proposés par des artistes invités.

Le projet « Construire ce qui nous manque » consiste à bâtir l’ébauche d’un abri, à en expérimenter les principes constructifs. La mise en œuvre est réalisée avec des matériaux issus de l’agriculture locale (paille) et des matériaux de récupération. Le projet test réalisé avec l’aide du Centre Emmaüs de Vandoeuvre et un agriculteur.

Si ce projet est une question d’objet (la maison), il est aussi une question de pensée, de pratique sociale. Il croise les interrogations qui surgissent dans notre monde contemporain face à une crise durable et à la difficulté pour des populations de plus en plus nombreuses de se loger.

http://construireenpaille.tumblr.com/

Objectifs et caractéristiques du projet:

–   Favoriser l’autoconstruction en développant des compétences,
–   Mettre en place un projet respectant les principes de l’écoconception
–   Favoriser les ressources locales, la récupération, rapprocher monde rural et monde urbain
–   Favoriser une méthode de projet collective.
–   Construire à terme un habitat partagé dont l’usage est collectif.
–   Le projet doit être évolutif, transmissible, il est en Open source.

Les phases du projet pendant la semaine :

Rencontre avec la communauté Emmaüs
Information, témoignage et échanges sur la question de l’habitat d’urgence
Information sur Les Bâtisseurs d’Emmaüs
Construction de la maison sur le site d’Emmaüs 54 (en paille sans ossature), documentation de l’expérimentation, création d’un site web pour transmettre les principes de la construction en Open source.

Le projet inaugure un programme plus vaste qui se propose d’investiguer l’année prochaine la question de l’habitat transitoire et temporaire. La question de l’habiter nous met sur le chemin pour expérimenter, inventer de nouvelles relations et de nouveaux milieux.
Peut-être peut-on penser que la construction d’urgence, se construisant et se déconstruisant, fait surgir dans le paysage, aux frontières des pays, dans des lieux de la ville encore impensés, quelque chose qui ne lui appartient pas encore et, si elle est un chantier subversif, des ressources nouvelles.